Blogmas #2 : La reine des neiges - un conte de Hans Christian Andersen

2 déc. 2016


Hello tout le monde,

Me voilà donc pour ma deuxième journée des blogmas !! Youhou
Mercredi en fin d'après midi, on s'est motivé avec le chéri et on est allé au cinéma (ça faisait un bail). Je n'étais pas sortie depuis un moment et ça nous a fait énormément de bien. On a vu "Les Animaux Fantastiques", et c'était juste merveilleux. Oui, carrément. Merveilleux !

Ce film est juste splendide au niveau de la photographie, de la réalisation et des effets spéciaux qui sont seemless. On a vraiment halluciné sur la qualité de ces derniers. Enfin bref, on a passé un super moment, et je voulais donc partagé ça avec vous. Pour parfaire le tout, mon chéri a mangé Burger King, pour la toute première fois de sa vie. ( Oui, j'ai décidé de raconter un peu ma vie à travers ces blogmas. Profitez de cette journée ci car à mon avis les prochaines seront pas aussi "intéressantes".). Enfin bref, tout ça pour dire que j'ai passé un très bon mercredi et que c'était très bien venu car le lendemain (Jeudi 1er Décembre), je reprenais le boulot après deux mois d'arrêt maladie et que j'étais un chouill' angoissée.

A l'heure où j'écris ces lignes, on est ce fameux Jeudi 1er décembre, et je peux vous dire que ça a été. Ca se passe pas trop mal. On verra ce que me réserve demain du coup. 

Pour en revenir au sujet principal de l'article : le blogmas jour #2, j'ai décidé de vous partager un conte de Hans Christian Andersen, dont je lisais les contes quand j'étais enfant.



J'avais envie de partager avec vous la véritable histoire de la reine des neiges. C'est un conte qui est écrit en 7 parties, avec 7 histoires différentes, et j'ai décidé de vous partager une partie par jour. J'espère que la découverte (ou la redécouverte pour certains) vous plaira.


PREMIÈRE HISTOIRE
QUI TRAITE DU MIROIR ET DE SES MORCEAUX


Voyons, nous commençons. Quand nous serons au bout de notre conte, nous en saurons bien plus que maintenant, car nous avons parmi nos personnages un vilain merle, le plus méchant de tous, le Diable.
Un jour, il était de bien bonne humeur ; il venait de confectionner un miroir qui avait une merveilleuse propriété : le beau, le bien s’y réfléchissaient, disparaissaient presque entièrement ; tout ce qui était mauvais et déplaisant ressortait, au contraire, et prenait des proportions excessives. Les plus admirables paysages, par ce moyen, ressemblaient à des épinards cuits. Les hommes les meilleurs et les plus honnêtes paraissaient des monstres ; les plus beaux semblaient tout contrefaits : on les voyait la tête en bas ; les visages étaient contournés, grimaçants, méconnaissables ; la plus petite tache de rousseur devenait énorme et couvrait le nez et les joues.
« Que c’est donc amusant ! » disait le Diable en contemplant son ouvrage. Lorsqu’une pensée sage ou pieuse traversait l’esprit d’un homme, le miroir se plissait et tremblait. Le Diable enchanté riait de plus en plus de sa gentille invention. Les diablotins qui venaient chez lui à l’école, car il était professeur de diablerie, allèrent conter partout qu’un progrès énorme, incalculable, s’accomplissait enfin : c’était seulement à partir de ce jour qu’on pouvait voir au juste ce qu’il en était du monde et des humains. Ils coururent par tout l’univers avec le fameux miroir, et bientôt il n’y eut plus un pays, plus un homme qui ne s’y fût réfléchi avec des formes de caricature.
Ensuite, plus hardis, ils se mirent à voler vers le ciel pour se moquer des anges et du bon Dieu. Plus ils montaient et s’approchaient des demeures célestes, plus le miroir se contournait et frémissait, à cause des objets divins qui s’y reflétaient ; à peine s’ils pouvaient le tenir, tant il se démenait. Ils continuèrent de voler toujours plus haut, toujours plus près des anges et de Dieu. Tout à coup le miroir trembla tellement qu’il échappa aux mains des diablotins impudents ; il retomba sur la terre où il se brisa en des milliards de billiards de morceaux.
Mais il causa alors bien plus de malheurs qu’auparavant. Ses débris n’étaient pas plus gros que des grains de sable. Le vent les éparpilla à travers le vaste monde. Bien des gens reçurent de cette funeste poussière dans les yeux. Une fois là, elle y restait, et les gens voyaient tout en mal, tout en laid et tout à l’envers. Ils n’apercevaient plus que la tare de chaque créature, que les défectuosités de toute chose ; car chacun des imperceptibles fragments avait la même propriété que le miroir entier. Bien plus, il y eut de ces morceaux qui descendirent jusqu’au cœur de certaines personnes ; alors c’était épouvantable, le cœur de ces personnes devenait comme un morceau de glace, aussi froid et aussi insensible.
Outre ces innombrables petits débris, il resta du miroir quelques fragments plus considérables, quelques-uns grands comme des carreaux de vitre : il ne faisait pas bon de considérer ses amis à travers ceux-ci. D’autres servirent de verres de lunettes : les méchants les mettaient sur leurs yeux pour paraître voir clair et discerner avec une exacte justice. Quand ils avaient ces lunettes sur le nez, ils riaient et ricanaient comme le diable regardant son miroir ; les laideurs qu’ils découvraient partout les flattaient et chatouillaient agréablement leur esprit pervers. C’était un gigantesque miroir ; le vent continua d’en semer les débris à travers les airs.
Maintenant, écoutez bien. 


Il faudra patienter demain pour avoir la suite. ☺



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Connaissiez-vous ce conte avant aujourd'hui?
Est-ce que l'idée de vous partager les 7 parties pour mes blogmas vous plaît?
Et est-ce que ce conte vous plaît?
Souhaitez-vous que je partage d'autres contes?
Je vous embrasse
Sheena

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